Association Internationaledes Technologistes Biomédicaux

Aller au contenu

Rencontres Africainesde Biologie Technique

   11èmes Rencontres Africaines de Biologie Technique
                        14 - 18 décembre 2015

   

La Conférence de Paris de 2015 sur le climat, COP 21, venait tout juste de se terminer quand ont démarré les Rencontres Africaines de Biologie Technique à Yaoundé à l’Hôtel La Falaise. Ces Rencontres attendues depuis celles de Brazzaville en Mai 2013 ont été ouvertes par Monsieur le Ministre de la Santé Publique ainsi que par Monsieur le Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales du Cameroun.
Étaient représentés à la cérémonie d’ouverture Madame la Directrice Régionale de l’OMS pour l’Afrique, Monsieur le Directeur Général de l’Organisation mondiale de la Santé animale, Madame l’Ambassadrice de France au Cameroun, Monsieur le Directeur du Bureau Afrique Centrale et des grands lacs de l’Agence Universitaire de la Francophonie, le Réseau Francophone pour l’égalité femmes-hommes ainsi que recteurs et doyens des universités et établissements d’enseignement supérieur camerounais.
Les participants étaient nombreux, venant certes de tout le Cameroun mais aussi de presque toute l’Afrique francophone, malgré, pour certains, de grandes difficultés à pouvoir se rendre jusqu’à Yaoundé. Les résumés de 52 communications affichées pour concourir au prix du génome d’argent ainsi que la participation de 60 intervenants experts laissait présager une manifestation scientifique de qualité.
Cela ne s’est pas démenti tout au long de ces cinq journées grâce aux apports de connaissances validées par les patronages de l’OMS, OIE, OIF, AUF et des Universités, des informations scientifiques et techniques fournies par des experts tant africains qu’européens ainsi que grâce aux confrontations d’idées, échanges d’expériences de terrain Nord-Sud, Sud-Nord et surtout Sud-Sud.
.  
    Le titre de ces Rencontres était ambitieux  : La qualité au laboratoire : Pourquoi ? Comment ? Les implications du laboratoire dans le développement durable..

    Depuis la leçon inaugurale du Professeur J. Ngogang Yonkeu, Présidente du Comité Scientifique et Vice-présidente de l’Université des Montagnes jusqu’à la conférence de clôture de l’Honorable L-R. Essola Etoa, Président de la Conférence sur les Écosystèmes des Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale sur « l’harmonisation des pratiques de santé-environnement en Afrique », beaucoup de connaissances ont pu ainsi être collectées et des pratiques échangées. Les participants ont donc pu commencer à s’approprier des outils pour construire des référentiels, lors de sessions richement documentées, à la pointe des données scientifiques internationales.

    C’est ainsi que vis-à-vis des points d’actualité en infectiologie, des espoirs certains ont été présentés ainsi que l’importance de la place du laboratoire dans la problématique de la résistance aux antirétroviraux (Pr L.Kaptué) et la transmission VIH mère-enfant (Pr A.Ndjolo).ainsi que sur les nouveaux traitements et stratégie vaccinale des  hépatites (Pr O.Njoya) ou la rapidité d’un test diagnostic améliorant  la prise en charge tuberculeuse et contribuant à réduire la résistance aux antituberculeux(A.Mamoudou). Pour autant, la prévention contre le paludisme devrait continuer à court terme à reposer sur des solutions techniques plus que vaccinales.(Pr A. Same Ekobo).
    La session maladie à virus Ebola, présidée par le Pr E. Bouvet a présenté l’expérience française de prévention technique, l’ampleur des travaux menés à l’Institut Pasteur de Dakar (Dr G.Fall), et les démarches préventives liées à la recherche du portage chez les chauves-souris (Dr A.Wade) et les préventions d’exposition professionnelle en laboratoire (Dr C.Fabin).
    Durant la  session  sur  les  Maladies Tropicales Négligées,  des  exemples  de  stratégie  de  programme  de lutte ont été présentés en particulier face à la bilharziose au Cameroun (Pr R. Somo Moyou) (J.Takemegni Wandji) et la filariose lymphatique en Côte d’Ivoire (B. Traye). Des images très impressionnantes ont illustré le caractère si invalidant de ces maladies(Pr A.Same Ekobo).
    Le Pr S.Akpona a brillamment montré l’importance du laboratoire dans la prise en charge des.maladies métaboliques, y compris des conseils d’hygiène de vie.

    Des exposés sur la norme, définition, cadre, outils normatifs, apports de la métrologie, ont permis  tant de façon générale (Pr D.Adiogo) (Dr B.Mani) que de façon spécifique en laboratoire (Pr C. Joffin) d’introduire la démarche qualité visant la certification et l’accréditation.
     Ainsi des exposés particulièrement pertinents ont illustré la démarche qualité en biologie humaine: phase pré-analytique (Pr A. Gaye-Diallo), en bactério-virologie (Pr D.Adiogo), en biochimie (Pr J.Ngogang) ainsi que dans la qualité des médicaments (Dr R.Abondo) mais aussi les défis dans le système de management de la qualité (G.Ekanga ) (Dr B. Thumano Pokam).
    Cette démarche qualité a été explicitée dans d’autres secteurs.
- en biologie animale avec les recommandations de l’OIE et des expériences de mise en place très instructives, en particulier,  au LANAVET (Dr A. Wade - Dr. C. Gonsu)
- dans le secteur agro-alimentaire, sécurité sanitaire des aliments (Pr J.N.Joffin).
- dans le secteur environnemental, recherche et contrôle de polluants dans les milieux et les aliments au Centre Pasteur (O.Songue Same), de pesticides (Dr P.Chuisseu), de la pollution des écosystèmes (Dr P.Ayelo). La qualité au laboratoire devrait dans ce secteur aussi être facteur d’amélioration de la qualité de vie et écologie, dans la recherche et effets des polluants y compris ceux issus des activités de soins, laboratoires y compris (G.Ekanga) mais aussi l’apport des biofertilisants en agriculture(Pr D.Nwaga).
    La place attendue d’un laboratoire, à savoir les apports du laboratoire pour l’amélioration de la santé et de la qualité de vie des femmes tant pour les grossesses désirées et contrôlées (Dr M. Toukam), la place de la génétique pour des affections comme la drépanocytose, qui impliquent le couple, la famille, (Dr S.Belinga) que face aux risques professionnels au féminin au laboratoire (Dr V. Ama Moor), risques professionnels et grossesse (Dr C. Fabin) ou maladie chronique telle épilepsie (Dr B. Taku). L’importance du laboratoire dans la prévention, le dépistage et le suivi du cancer du col a été mis en valeur ainsi que l’intérêt d’un résultat de qualité face à ce cancer  encore si fréquent.(Pr M. Ossondo).

    Il n’y aurait pas eu de Rencontres sans séminaire professionnel, qui a illustré les perspectives deformation : un laboratoire de qualité ne peut reposer que sur des personnels formés, compétents et reconnus grâce à une formation initiale adaptée et complétée par une formation continue régulière. Les cursus en particulier ont été présentés sous forme d’une large table-ronde : LMD, bien sûr, mais aussi d’autres perspectives telles que technicien d’études cliniques. La qualité sans éthique, la biologie sans éthique n’ont pas de sens et ce thème a également été traité, car au cœur des préoccupations au quotidien.

   Tous ces thèmes ont été présentés en séance plénière et complétés lors des ateliers. L’illustration de la qualité était aussi sur le « terrain » lors des visites et  des présentations orales des communications affichées.

   Au total, trois mots pour caractériser ces Rencontres : transversalité, universalité et pluridisciplinarité ; parmi les intervenants, le Pr R.Mbede, psychologue, a présenté les femmes des groupes vulnérables et l’Honorable Essola Etoa, spécialiste de l’écologie, la place du laboratoire dans les Objectifs du Développement Durable.
  Au cours de ces 5 jours, des exemples de démarche qualité ont illustré différents secteurs de la biologie : au-delà du secteur prioritaire de la santé humaine, des applications du rôle du laboratoire ont été présentées, s’intégrant dans l’économie de la pollution et de l’assainissement. La qualité au laboratoire devrait  permettre d’améliorer la qualité de vie pour tendre vers le bien- être, en particulier, pour les femmes et permettre également l’implication du laboratoire durant les quinze ans à venir pour atteindre les ODD, en espérant que les outils à disposition seront des .indicateurs pour y contribuer.
 Certes la Santé est une, mais la Qualité est une aussi et affaire de tous !
Pour voir d’autres images de ces Rencontres
9èmes Rencontres Africaines
de Biologie Technique
Lomé – 4 au 8 octobre 2011

"Le laboratoire: Son importance dans la gestion des risques"


Le choix des thèmes proposés pour les 9èmes Rencontres Africaines de Biologie Technique était audacieux. Il fallait informer  sur  l’implication du laboratoire au regard de la Déclaration du Millénaire, qui, en 2000, fixait les 8 Objectifs du Développement pour améliorer les conditions d’existence inacceptables de plus d’un milliard de personnes à l’horizon 2015

En 2011, si près de l’échéance, l’objectif 4 « réduire de 2/3 le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans », l’objectif 5  « améliorer la santé maternelle », et l’objectif 7 « assurer un environnement durable dont l’accès à l’eau potable » risquaient de ne pas être respectés.

Le programme des 9èmes Rencontres a été choisi en réponse à ces problèmes de Santé Publique, il était urgent que des spécialistes internationaux  fassent le point de la situation et surtout, au-delà de constats dra- matiques, nous aident à en comprendre les causes et répondent, pour chacun des sujets traités, à la question motivant la tenue des Rencontres : « Quelle  est l’importance du laboratoire dans la gestion des risques?».

Des millions d’enfants meurent annuellement de maladies dont la plupart aurait pu être évitée par un meilleur programme de prévention ou guérie grâce à un diagnostic précoce et fiable orientant un traitement adapté. Un laboratoire de qualité est indispensable.
Dans les pays en développement 1 femme sur 48 meurt pendant l’accouchement, dans 80% des cas d’une hémorragie. Comment envisager le programme espéré d’ «une maternité sans danger», sans suivi biologique de la grossesse ou au moins une consultation prénatale, avec un groupage sanguin et l’assurance de sécurité transfusionnelle en cas d’accident ? Un laboratoire de qualité est indispensable. Plus d’un milliard de personnes n’ont pas d’accès à l’eau potable ; deux millions meurent d’affections véhiculées par l’eau. La qualité de l’eau, sa surveillance, la sécurité sanitaire des aliments, l’évaluation des risques, chimiques en particulier, sont maitrisés en laboratoire par des professionnels spécialisés. Un laboratoire de qualité est indispensable.

La présence et les interventions des représentants des Institutions Internationales, la participation massive des techniciens biologistes auxquels le P  M. Gentilini, Président des Rencontres, a dit : « Vous êtes le maillon indispensable de la chaine de Santé », ont apporté la preuve que le laboratoire peut et doit jouer  un rôle incontournable dans les objectifs du Millénaire.

Le Pr C.K. Agba, Ministre de la Santé du Togo, a réuni avec Nelly Marchal une conférence de presse. Les médias informent de situations catastrophiques ; ces vecteurs, incontournables de l’information, doivent aussi parler de la nécessité de renforcer la capacité des laboratoires grâce à un corps professionnel qualifié, motivé, reconnu : « Sans biologie, la médecine est aveugle » Cette phrase lancée au cours de la conférence de presse était quelques jours plus tard à la une de tous les journaux togolais.

La réussite des  9èmes Rencontres Africaines de Biologie Technique aura été, non seulement, d’informer sur le rôle du laboratoire et de ses acteurs, mais aussi de leur obtenir des moyens d’action  renforcés qui donneront en 2015  le droit et, pourquoi pas, l’obligation de ne plus tolérer l’intolérable.  
7èmes Rencontres Africaines  
de Biologie Technique
Yaounde – 10 au 15 septembre 2007

 
« Renforcer les capacités du laboratoire »

Le choix du thème de ces 7èmes Rencontres de Biologie Technique « Renforcer les capacités du laboratoire » était ambitieux et s’inscrivait dans les Objectifs du Millénaire puisqu’il portait en sous-titre « Du laboratoire périphérique au laboratoire de référence, de nouveaux moyens d’atteindre les Objectifs du Millénaire ».
C’est ainsi que parmi les sessions, quatre ont été consacrées spécifiquement au rôle du laboratoire pour répondre aux Objectifs du Millénaire liés à la santé, à savoir :  • améliorer la santé maternelle (OMD5),  • lutter contre les maladies liées à l’environnement et à la pauvreté (OMD7), • réduire la mortalité infantile (OMD4), • combattre le VIH/SIDA, paludisme, tuberculose (OMD6).

D’autres thèmes prioritaires en Santé Publique ont été développés : maladies métaboliques, cancers, prévention des risques,  diagnostic et épidémiologie de la grippe aviaire
Deux tables rondes sur « Ethique et Laboratoire », ainsi que sur les essais cliniques ont enrichi les débats entre plus de 400 congressistes venant de 20 pays.
En complément des séances plénières, très  souvent interactives, riches d’échanges entre participants, des ateliers ont permis de compléter des connaissances sur des nouvelles techniques de diagnostic rapide, sur l’électrophorèse, l’anatomopathologie, le diagnostic des fièvres typhoïdes  l’informatique.

Le point d’orgue a sans doute été la séance   consacrée aux maladies liées à  l’environnement et présidée par la Directrice  du Centre Pasteur où l’exposé du Professeur  Patrick Grimont sur la typhoïde a brillamment  illustré le problème de l’eau et l’étude sur  l’alimentation en milieu scolaire par R. N’Gouffo a mis en évidence les problèmes rencontrés en hygiène alimentaire.
L’intérêt des examens de laboratoire dans la prévention, le diagnostic ou le traitement a été souligné tout au long de ces Journées tant par l’usage des tests rapides et de façon plus générale de l’apport de la biologie délocalisée, en particulier dans les situations d’urgence, « Formation que dans les domaines de l’épidémiologie, de la prévention des infections nosocomiales.  La plupart des intervenants ont insisté sur  l’importance : • de la mise en place de l’Assurance Qualité, en particulier de l’application du Guide de Bonne Exécution des Analyses,
•  du diagnostic et du suivi des malades  opportunistes,
•  du développement prévisible de la biologie moléculaire qu’il faudra prendre en compte dans les futurs programmes de formation initiale.  Les stratégies des différents pays et l’évaluation des pratiques ont pu être confrontées

Des travaux originaux des techniciens ont été mis à l’honneur sur les thèmes suivants :  « Difficultés d’approvisionnement en réactifs de base et petits consommables » (Prix du Génome d’Argent), ainsi que Des travaux originaux des techniciens ont été
mis à l’honneur sur les thèmes suivants :  
« Difficultés d’approvisionnement en réactifs de base et petits consommables » (Prix du Génome d’Argent) ainsi que "Formation continue comme moyen de renforcements descapacités du laboratoire d'analyses de biologie médicale" (Prix BioMérieux)

Ces Rencontres ont été complétées par un Séminaire Pédagogique sur les nouveaux critères de qualification du personnel technique, les «Nouvelles techniques d’information et de communication » et les modalités de « Conservation des bactéries et création d’un souchier ».  Ce Congrès a aussi été l’occasion de poursuivre l’étude sur la fréquence, la gravité et les circonstances de survenue des accidents exposant au sang chez ces professionnels.

Copyright tous droits réservés
Assiteb-Biorif • Association Internationale des Technologistes Biomédicaux
Bureau: +33 (0)1 48 72 92 74 • Skype: assiteb
Siège social : 33 Rue de Metz - 94170 Le Perreux sur Marne • France
Retourner au contenu